lundi 20 janvier 2014

Constitution, le mot est lâché !

Disons nous d'abord qu'il s'agit d'établir un texte de quelques pages (42 aujourd'hui).
Sa rédaction doit être collégiale et anonyme.
C'est une règle qui correspond parfaitement à celles de ma petite entreprise.

Ça ne se fera pas en trois coups de crayon et deux coups de gomme. Il s'agit de construire un ensemble de mots qui fixe un objectif, détermine des règles. Il doit s'enrichir des réflexions, des expériences du plus grand nombre (et en ce domaine, je dois bien dire que celles que je propose sont fort peu exemplaires et n'y satisferont pas). Ma conviction est qu'Internet nous offre un espace nouveau, virtuel, qui permet l'échange des idées.

Toute ma démarche, depuis des années, repose sur quelques formules  :
La première : Tu dois leur redonner le Verbe
La seconde : Les mots génèrent les idées. Les idées engendrent les choses.
Les choses deviennent réalité.

Cette formule nous assure que l'avenir nous appartient.
Je ne crois pas qu'on puisse en douter




Voyons maintenant la définition de Larousse : la Constitution est "l'ensemble des textes fondamentaux qui établissent la forme d'un gouvernement, règlent les rapports entre gouvernants et gouvernés et déterminent l'organisation des pouvoir publics."

C'est donc un texte d'une grande importance et nous devrions nous demander si le discrédit dans lequel est aujourd'hui plongé la classe politique dans son entier ne trouve pas ses racines, dans le texte sur lequel elle se fonde.





Sur Internet, on trouve "le texte intégral de la Constitution du 4 octobre 1958 en vigueur, mis à jour de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008"

Notons d'abord que ce texte a donc 56 ans, un peu plus d'un demi-siècle. Les années pèsent lourd dans l'accélération du temps et de l'histoire que nous connaissons aujourd'hui.

Lisons le préambule :

" Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale, tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004. "

J'avoue mon étonnement !
Ils nous disent leur "attachement aux Droits de l'homme". C'est fort bien, mais on attend logiquement "et du citoyen"
Que nenni ! Ils nous servent leur "attachement aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789 …"

Les principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789 … ???

Qu'on se réfère à l'esprit qui soufflait au moment de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen, j'y accède volontiers. Je rappelle qu'à l'époque les hommes de ce pays ont renversé un régime vieux de près de huit siècles, fondé d'abord sur la féodalité puis sur la monarchie. La société que cette toute petite minorité d'hommes et de femmes avait construite s'appuyait sur des privilèges accordés à l'aristocratie et au clergé. En 1789, nos ancêtres ont mis un terme à ces privilèges.




Mais, il me souvient que cette histoire de "souveraineté nationale" nous avait été dégotée par Nicolas Sarkozy. Force est d'admettre qu'elle n'a rien apporté de vrai, de bien, de beau qui nous aide à avancer.

Mais lisons la suite. En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d'outre-mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique.


C'est ahurissant ! "la République offre aux territoires d'outre-mer…"
Et, à nous, elle nous propose quoi ?
Rien ?
Une chose est sûre : elle ne nous mentionne pas. Elle nous a oubliés !



Je vous laisse réfléchir, rêver
Moi je m'en vais







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