Le dimanche, on peut rêver,
Mais le lundi, il faut revenir dans la réalité
Quelle réalité ?
Celle que nous déversent leurs écrans de toutes sortes
Tellement sombre, tellement noire, désespérante
Ou plutôt celle que nos yeux voient
Que nos mains touchent, nos oreilles entendent
Lundi matin, il y a café sur la place de la cathédrale
C'est toujours la surprise, on ne sait pas qui y sera
Ce matin, j'ai eu de la chance, il n'y avait pas grand monde
A" était là. Je lui ai dit que j'ouvrais un blog, que j'y parlais d'elle
Surement va-t-elle le lire
Après le café, faut pas rêver, il y a ménage
Comment faire de cette corvée, au moins hebdomadaire, une chance donnée ?
Défi ? Gageure ?
Perplexité
Aujourd'hui, c'était jour de lessivage
Deux semaines que je ne m'y étais pas collée
Faire de ce moment une chance donnée, un petit moment de bonheur volé sur la triste réalité
Pour cela, je me répète l'ordre de mission que je me suis défini :
Je dispense du bonheur, tout simplement, autour de moi
C'est mon Credo, mon cheval de bataille
Nous nous entendons bien
Je plonge dans l'instant
Je dispense du bonheur autour de moi
Passer la serpillière ne nécessite guère de mobiliser notre intelligence
C'est notre avantage !
Cela nous laisse du temps pour rêver...
Tu as pu le constater, chacun de tes mails a déclenché chez moi une multitude de clics instantanés... Et là, rien, la raison est simple et son explication t'amusera sûrement.
RépondreSupprimerChez mes grand-parents paternels ou nous avions coutume de nous retrouver en famille autour de la fameuse "cup of tea" les discutions tournaient toujours et inlassablement autour de deux sujets de prédilections.
Le premier abordait les thèmes liés à la littérature, chacun évoquait ses dernières lectures, critiquait ou défendait, tel auteur avec véhémence ou conviction, la discussion restait toujours positive et constructive, ma grand mère menait le débat, donnait son point de vue, on se serait cru sur un plateau de télévision ... j'étais la plus jeune mais cela a formé j'en suis certaine mon goût pour la littérature.
Le deuxième sujet, intarissable était lié à la politique, et là, le calme et la sérénité du débat précédent faisait place à un discourt passionné, emporté pour ne pas dire déchaîné la plupart du temps. C'était a celui qui parlerait le plus fort pour se faire entendre et quand ça devenait inaudible ma grand mère tapait du poing sur la table en disant" mais enfin, mes chéris, un peu de calme je vous prie" après avoir elle même mis le feu aux poudres, divisant ses enfants aux idées politiques diamétralement opposées ! Je les observais et me disais ne pas les reconnaître, comment un tel sujet pouvait les rendre si agressifs entre eux alors qu'ils semblaient s'adorer l'instant d'avant? La seule évidence a tout cela et ma conclusion fut que la littérature rassemble là ou la politique divise.... j'ai développé à partir de ce moment là, un désintérêt, voir même un dégoût pour la politique.
Quand il a fallut s'y pencher par devoir civique, je n'ai su, ni le faire, ni même choisir un personnage dont les idées auraient évoquées chez moi la moindre envie de me rallier à son bord. Quelque soit le navire emprunter pour naviguer sur un flot d'idéologie, il ne pouvait être que de guerre, et c'était bien la tout ce que je voulais fuir....
Je suis donc je l'avoue une mauvaise citoyenne en trouvant de manière probablement inconsciente le moyen de me trouver quelque part à l'autre bout du monde aux périodes d'élections et ce de manière systématique. un flagrant délit de mauvaise foi...
Merci Sophie. A travers toi, merci à tous les valeureux cliqueurs qui m'ont envoyé leurs mots tapés de leurs petits doigts
RépondreSupprimerUne bonne nouvelle : le grand François compte encore nombre de partisans dans nos rangs !
Il va falloir creuser...